Sinopsis
Une émission de l’AIU, préparée et présentée alternativement par Frédérique Leichter-Flack et Ariel Danan le dimanche 13h30-14h.« Le bénéfice du doute » abordera chaque semaine une problématique différente, en prise avec les enjeux du moment mais à distance cependant des discours tranchés de lactualité immédiate. En compagnie dun invité – philosophe, sociologue ou historien, juriste, économiste ou médecin, du monde des idées ou de la société civile – on tentera ensemble le questionnement éthique propre à rendre complexité à la décision, prudence à laction et fondement au discours. Manière de revendiquer la pertinence du dialogue qui peut se nouer, sur le terrain des valeurs, entre les humanités juives et le temps présent en accordant, le temps dune discussion, à chaque question le bénéfice du doute.
Episodios
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Du code de Nuremberg à l’éthique médicale moderne Part II
23/04/2017Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00 Les débats contemporains de bioéthique et d’éthique du soin sont hantés par un spectre : celui des terribles dérives de la médecine nazie. C’est contre elles que l’éthique médicale moderne s’est construite, sur des principes rappelés dans le code de Nuremberg rédigé au moment du procès des médecins nazis à Nuremberg dans l’immédiat après-guerre. Eugénisme, euthanasie, expérimentation médicale sur des êtres humains : sur tous ces sujets, sur lesquels les progrès de la médecine ont rouvert le débat, la référence systématique à la « médecine de mort » du nazisme, est-elle toujours éclairante, ou opacifie-t-elle parfois la prise en compte des enjeux ? Comment tenir ce spectre à la juste distance de nos enjeux contemporains ? Lise Haddad est philosophe, spécialiste d’éthique médicale. Jean-Marc Dreyfus est historien, spécialiste du nazisme et de la deuxième guerre mondiale, en particulier sous ses aspects économiques e
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Du code de Nuremberg à l’éthique médicale moderne Part I
16/04/2017Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00 Les débats contemporains de bioéthique et d’éthique du soin sont hantés par un spectre : celui des terribles dérives de la médecine nazie. C’est contre elles que l’éthique médicale moderne s’est construite, sur des principes rappelés dans le code de Nuremberg rédigé au moment du procès des médecins nazis à Nuremberg dans l’immédiat après-guerre. Eugénisme, euthanasie, expérimentation médicale sur des êtres humains : sur tous ces sujets, sur lesquels les progrès de la médecine ont rouvert le débat, la référence systématique à la « médecine de mort » du nazisme, est-elle toujours éclairante, ou opacifie-t-elle parfois la prise en compte des enjeux ? Comment tenir ce spectre à la juste distance de nos enjeux contemporains ? Lise Haddad est philosophe, spécialiste d’éthique médicale. Jean-Marc Dreyfus est historien, spécialiste du nazisme et de la deuxième guerre mondiale, en particulier sous ses aspects économiques e
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Le corps dans la pensée juive
09/04/2017Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00 Que nous disent les sources juives du corps: Le corps humain fut longtemps considéré comme un objet d’étude secondaire. Or les textes de la tradition juive comprennent un ensemble impressionnant de références portant sur les réalités somatiques qui, toutes, nous montrent que l’être humain est un monde en miniature. L’ouvrage foisonnant de Jean Baumgarten, en s’appuyant sur l’analyse de sources juives mises en regard avec des textes issus d’autres traditions religieuses et philosophiques, montre comment les discours juifs sur le corps se sont formés, développés et transformés, depuis la Bible jusqu’au XVIIIe siècle. Leur étude donne accès aux valeurs, aux codes culturels, et éclaire tout particulièrement les controverses entre les différents courants religieux qui particularisent le judaïsme. En marge des conceptions sur la prééminence de l’âme, cette synthèse inédite de
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La révolution culturelle nazie
02/04/2017Une émission préparée et présentée par Pauline Peretz, les Dimanches de 13h30 à 14h00 De nombreux historiens se sont penchés sur le fonctionnement de l’Etat nazi, les modalités de la prise de décision au sein de ce régime, le modus operandi de l’extermination de masse. Moins nombreux sont ceux qui ont essayé de comprendre ce qui, dans le nazisme, a permis la rupture avec le principe d’humanité. Pourtant la question est inévitable : quelle est vision du monde qui a soutenu le projet de restauration de la race germanique ? Quel est le système de pensée qui a permis de légitimer la violence et le meurtre de masse, à rendre plus aisé le passage à l’acte ? Pour l’historien Johann Chapoutot, il faut pour le comprendre regarder de près la refondation normative qui a touché le droit et la morale, étudier ce qu’il appelle « la révolution culturelle nazie » dans un recueil d’études publié en 2017 dans la Bibliothèque des histoires de Gallimard. Johann Chapoutot est professeur d’histoire contemporaine à
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Religion et politique
26/03/2017Le cantonnement des croyances religieuses dans le domaine privé a historiquement permis la fin des guerres de religion en Europe et l’émancipation libérale. Mais la privatisation des convictions religieuses se heurte peut-être aussi à quelques limites. Sur un certain nombre de sujets dits sociétaux, comme la procréation médicalement assistée et les mères porteuses, l'euthanasie ou le couple par exemple, le débat public sur les normes et les lois se mène difficilement en termes de juste et d'injuste exclusivement : le bien et le mal, donc les convictions morales et religieuses, s’invitent dans les « raisons » défendues par les citoyens. A quelles conditions, alors, et avec quelles garanties, pourrait-on offrir une voix dans l’espace public aux convictions religieuses ? Cette émission discute pourquoi et comment ce dialogue entre foi et raison publique pourrait être repensé, à partir des propositions avancées par Jean-Marc Ferry dans son récent livre La Raison et la Foi. Jean-Marc Ferry est titulaire de la Chai
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Culture et identité nationale
19/03/2017Il est difficile aujourd’hui, en France, de réfléchir à ce qu’est notre identité commune sans se référer à la culture française, qu’on l’entende d’ailleurs comme haute culture ou comme ensemble des modes de vie et conceptions relatives à un groupe. Pourquoi en France, culture et identité sont-elles à ce point liées ? Et depuis quand ? On a tendance à penser que l’expression « identité nationale » est apparue lors de la campagne présidentielle de 2007, notamment dans les discours du candidat Sarkozy. Nous nous trompons, nous dit Vincent Martigny dans son livre Dire la France. Culture(s) et identités nationales, 1981-1995, publié aux Presses de Sciences-Po en 2016. Il faudrait selon lui revenir au Projet socialiste de 1981 et à l’élection de François Mitterrand pour retrouver l’origine de l’expression « identité nationale » et sa centralité dans la construction du récit sur la nation. Vincent Martigny est maître de conférence en science politique à Polytechnique et producteur à France Culture de l'émission L'At
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Le travail du juge
12/03/2017On pense naïvement que les décisions des juges sont le résultat d’une opération de déduction logique où l’application de règles à des faits préalablement établis conduirait presque mécaniquement à une solution. Il existe pourtant une forte part de subjectivité dans cette décision comme l’a montré la théorie réaliste du droit. Le juge est-il donc créateur de droit? A l’occasion d’un numéro des Cahiers philosophiques consacré au travail du juge (4ème trimestre 2016), nous recevons Nathalie Chouchan, la rédactrice en chef de la revue, professeur de philosophie en lettres supérieures. Pour accéder au numéro: http://www.cairn.info/revue-cahiers-philosophiques-2016-4.htm Le blog des Cahiers: https://cahiersphilosophiques.hypotheses.org/ La revue peut être acheté à la librairie Vrin à Paris.
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Les Mineurs isolés étrangers
12/02/2017Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00 Au croisement du droit des migrants et du regime general de protection de l’enfance, le dispositif de protection specifique des « Mineurs Isolés Etrangers » soulève des enjeux éthiques spécifiques. Dans son récit-témoignage, Rozenn LeBerre partage, au fil d’une série de portraits, les questions, les doutes et les scrupules de son expérience de travailleuse sociale dans une association d’aide aux adolescents étrangers arrivés seuls en France. À propos du livre : «De rêves et de papiers 547 jours avec les mineurs isolés étrangers» aux éditions La découverte « Je implore toi s’il vous plaît dormir couloir. » Ces mots, Mirjet ne me les dit pas. Il les écrit en albanais sur l’ordinateur et c’est Google Traduction qui me les dit. C’est plutôt marrant d’habitude, les traductions déformées par le logiciel. Là, ce n’est pas drôle du tout. Mirjet dit avoir dix-sept ans, mais tant qu’il n’est pas reconnu mineur isolé étra
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« Témoignages et histoire de la Shoah »
29/01/2017Une émission préparée et présentée par Pauline Peretz, les Dimanches de 13h30 à 14h00 L’expérience de la Catastrophe s’est accompagnée d’une production considérable de témoignages écrits, pendant les faits ou directement après, de manière spontanée ou provoquée. Pourtant, en quelques années, ces témoignages, qui avaient été encouragés, ont été oubliés, pour une large part en raison d’une forme de méfiance à leur égard des historiens, mais aussi pour des raisons politiques et sous l’effet de processus psychologiques classiques d’oubli. Ce n’est que dans les années 1970 que les témoignages des survivants ont pu être considérés à nouveau comme des sources pour l’histoire –et à ce titre être à nouveau collectés et encouragés. Alors que les derniers survivants atteignent la fin de leur vie, les témoignages se multiplient aujourd’hui, sous forme d’éditions critiques et universitaires, mais aussi de bandes dessinées, de créations artistiques, ou encore comme prétextes à la fiction. Cette réhabilitation du témoignage
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« Questions sur l’éthique au cinéma »
22/01/2017Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00 À propos du livre : «Comédies» paru aux éditions Fayard . Enfant du xxe siècle, homme du xxie, Marin Karmitz incarne tout un pan de l’histoire européenne et française, dans le domaine culturel bien sûr, mais aussi politique. Né en Roumanie en 1938, il a connu le fascisme et le nazisme, et a dû fuir le communisme avec ses parents. Débarqué à Marseille en 1948, il n’a jamais quitté la France qui l’a adopté, et porte une dette à l’égard de cette terre d’accueil. Réalisateur, puis fondateur de la société de production et de distribution MK2, Marin Karmitz a mené une vie de combats et de projets qui l’ont mené des maoïstes dans la foulée de Mai 68 au Conseil de la création artistique mis en place par Nicolas Sarkozy, une expérience riche d’enseignements mais qui lui a valu des critiques acerbes d’une bonne partie du monde de la culture. C’est ce parcours unique qu’il retrace dans ce livre, témoignage à la fois pers
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« A quoi sert l’éducation juive »
15/01/2017Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00
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A Torah et à travers, ouvertures bibliques pour décideurs
13/11/2016[à Torah et à travers, ouvertures bibliques pour décideurs ], est un programme dirigé par le professeur Armand Abécassis, directeur des Études juives de l’Alliance israélite universelle. Il vise le rapprochement entre les textes bibliques et des situations d’ordre éthique que les participants peuvent rencontrer au cours de leur vie professionnelle. Ce programme s’adresse à des femmes et à des hommes exerçant des responsabilités au sein de leur organisation : entrepreneurs, créateurs d’entreprise, cadres dirigeants, chefs de service dans les administrations et les établissements publics, décideurs. L’originalité de l’enseignement tient au caractère personnalisé, interactif et approfondi de la démarche. Les candidats doivent être en situation de décideurs, c’est-à-dire disposer de l’autorité nécessaire pour opérer des choix dans leur organisation. Ils doivent avoir une connaissance minimale du judaïsme afin de tirer profit de la formation dispensée. 10 à 12 séances de trois heures en soirée sont prévues entre O
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« La zone grise et les usages de l’antifascisme»
06/11/2016À propos du livre Une vie contre une autre À Buchenwald en 1944, des communistes allemands sauvent un enfant juif âgé de trois ans d’un convoi pour Auschwitz en rayant son nom de la liste. Un autre partira à sa place. Les circonstances de ce sauvetage et la découverte de procès secrets de détenus politiques, kapos de Buchenwald, menés à la fin de la guerre dans la zone d’occupation soviétique et en RDA, ont soulevé un débat en Allemagne de l’après-réunification : victimes du nazisme, les antifascistes auraient-ils été aussi des collaborateurs ? Fondée sur l’écoute de témoignages (en anglais, allemand, russe et français) essentiellement collectés par la Shoah Foundation, croisés avec la littérature mémorielle ainsi qu’avec des archives personnelles de déportés (notamment de David Rousset), l’étude de Sonia Combe montre comment la substitution de déportés a pu être une modalité de survie dans les camps de concentration dont ont bénéficié aussi bien Stéphane Hessel qu’Imre Kertész ou encore Jorge Semprun. Analys
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« Les controverses autour de la laïcité » Part II
30/10/2016Si la laïcité est l’une des idées les plus mobilisées du moment, c’est aussi celle qui cristallise le plus de malentendus et de polémiques. Nous ne sommes pas tous d’accord sur ce que doit être, aujourd’hui, face aux défis présents, notre « laïcité à la française ». C’est que loin d’être un concept déterminé une fois pour toutes par la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, la laïcité française est un cadre de référence qui s’est infléchi, modifié, au fil de moments historiques successifs, depuis son origine dans le contexte de la Révolution française, jusqu’à aujourd’hui. C’est en remontant ce fil historique qu’on peut retrouver l’origine des divergences d’opinions actuelles autour de la mobilisation de ce concept.
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« Les controverses autour de la laïcité » Part I
23/10/2016Si la laïcité est l’une des idées les plus mobilisées du moment, c’est aussi celle qui cristallise le plus de malentendus et de polémiques. Nous ne sommes pas tous d’accord sur ce que doit être, aujourd’hui, face aux défis présents, notre « laïcité à la française ». C’est que loin d’être un concept déterminé une fois pour toutes par la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, la laïcité française est un cadre de référence qui s’est infléchi, modifié, au fil de moments historiques successifs, depuis son origine dans le contexte de la Révolution française, jusqu’à aujourd’hui. C’est en remontant ce fil historique qu’on peut retrouver l’origine des divergences d’opinions actuelles autour de la mobilisation de ce concept.
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« Les musulmans de France »
16/10/2016Quelles conditions un Islam de France républicain, à la fois cultuel et culturel, pourrait-il émerger, face aux défis posés par l’islamisme et le terrorisme qui s’y réfère ? Au-delà des excès du débat public actuel autour de la compatibilité entre l’islam et les valeurs républicaines, comment faire un juste diagnostic des menaces - indispensable préalable à une tentative de réorganisation de la communauté musulmane française ? Et qu’ont en commun, entre eux et avec le reste de la communauté nationale à laquelle ils appartiennent dans leur grande majorité, les musulmans de France ? « Nous Français et Musulmans sommes prêts à assumer nos responsabilités » : ainsi commençait, à l’été 2016, une tribune signée par un certain nombre de personnalités de la société civile française.
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« Face à Daesh : civilisation et destructivité»
09/10/2016Face à Daesh, sa pulsion de mort et sa contagiosité, comment interpréter la crise de notre civilisation contemporaine ? Quelle grille de lecture solliciter ? Faut-il mobiliser les leçons d’un moment antérieur de destructivité, repérer des homologies avec le siècle des génocides à peine refermé ? La discussion de cette semaine porte sur le livre de Gérard Rabinovitch, Somnambules et Terminators. Sur une crise civilisationnelle contemporaine, paru aux éditions du bord de l’eau.
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«L’action humanitaire, nouveaux besoins, nouveaux enjeux »
02/10/2016Inventée en réaction à l’indifférence face à la souffrance des « lointains prochains », aujourd’hui socialement valorisée en lieu et place de l’engagement politique discrédité, l’action humanitaire a surmonté, depuis un demi-siècle, de nombreux défis. Catastrophes naturelles, épidémies, guerres civiles, et aujourd’hui, violences djihadistes, conflit hors contrôle en Syrie et crise des réfugiés, toutes ces épreuves ont obligé les acteurs de l’humanitaire à réévaluer leurs principes et réinventer leurs pratiques. Non sans affronter, au passage, de graves dilemmes moraux, notamment quand il s’agit, pour essayer de soulager un peu la souffrance des populations civiles, de négocier avec des belligérants qui ne respectent pas les principes du droit humanitaire… Compromis ou compromissions ? Partir ou rester ? Prendre en charge l’urgence seulement ou s’installer durablement ? Et que signifie l’extension du champs d’action de l’humanitaire, vers les missions sociales que l’Etat ne veut ou ne peut assurer ?
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« Le code d’éthique de l’armée israélienne »
25/09/2016La guerre doit-elle obéir à des règles morales ? L’armée israélienne s’est dotée d’un code d’éthique, dont tout conscrit doit assimiler les principes : tout n’est pas permis, en particulier face aux civils, même si cela signifie assumer pour soi-même et pour les siens un risque accru. C’est de ce code d’éthique de Tsahal, et des dilemmes moraux que posent, en situation, les guerres asymétriques contemporaines, que nous discutons dans cette émission en compagnie de Moshe Halbertal.